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Libération

Le (re)coin des fumeurs

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Publié le 21/06/2008 à 3h58

Une soirée techno dans une boîte de nuit parisienne. Ça pulse sur le dance floor. Besoin d'une pause. Dans le fond de la discothèque, une quinzaine de personnes se tiennent à l'écart, dans une cage en verre, immobiles. Elles ne dansent pas mais fument, en toute légalité. Ce qui pourrait ressembler à un aquarium est en fait un fumoir comme il en existe de plus en plus dans les discothèques. A l'intérieur, les sons de la techno sont amortis. Il y a des cendriers et des tables hautes pour poser son verre. Une saisissante odeur de tabac froid imprègne illico les vêtements, les cheveux, la peau. Tellement pas agréable qu'on y reste juste le temps d'en griller une, d'absorber sa dose de nicotine. Vus de l'aquarium, ceux qui sont restés sur la piste ont l'air de grands agités, qui secouent les bras, les têtes. De part et d'autre de la vitre, les gens sont en total décalage.

Système d'extraction. Depuis que l'interdiction de fumer est entrée en vigueur en janvier dans les bars, les restaurants et les discothèques, quelques établissements, craignant de perdre leur clientèle, ont finalement opté pour l'installation d'un fumoir d'appoint, conforme à un décret du ministère de la Santé (1). Ces cages à fumeurs ont au minimum la taille d'une cabine d'essayage, pour une, deux ou trois personnes. Leur superficie ne peut pas excéder plus de 20 % de la surface totale d'un établissement, précise le décret. Impossible de s'y faire servir : c'est aux clients de faire des allers-retours au bar, po

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