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«L’homoparentalité, ce sont des situations très inventives»

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Gays. Le désir d'être père, l’absence de prémodèles : un sociologue a enquêté.

Publié le 26/01/2009 à 6h51, mis à jour le 26/01/2009 à 6h51

Olivier a toujours eu envie d'un enfant. C'est un désir qu'il considère comme «naturel»,«commun à tous les hommes» mais dont «la réalisation est un acte militant». Arnaud et Thomas sont ensemble depuis quinze ans : «Le soir où on s'est connus, on a parlé de la paternité et on s'est dit tous deux qu'on souhaitait avoir des enfants.» Stéphane ne voulait pas «vieillir comme un vieux schnock avec un caniche». Il assume le caractère «égoïste» de son désir d'enfant mais l'étend à «n'importe quel père ou n'importe quelle mère». Il a eu un bébé à 32 ans avec une lesbienne. Jean-Paul, issu d'un milieu ouvrier et aîné de cinq enfants, a, quant à lui, pensé à se marier car il ne «pouvai[t] concevoir la vie sans enfant». Marc, lui, a passé «toute [son] adolescence à faire [sa] généalogie, à traîner dans les placards, à regarder les photos, à constituer les albums et à discuter avec [ses] grands-mères et [ses] grandes-tantes», il éprouve un besoin de transmettre.

Ces exemples sont puisés dans l’enquête qu’Emmanuel Gratton, sociologue, a mené sur la paternité gay et qu’il présente ce soir-là, à Paris, aux militants de l’APGL (parents et futurs parents gays et lesbiens) (1). Le chercheur, hétérosexuel, a enquêté plusieurs années de suite sur les pères gays. Ce mardi, il les a en face de lui. Et ils en disent long sur les pères d’aujourd’hui.

«Plus affirmés». Emmanuel Gratton parle du choix de de

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