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Cannabis : on se met en pétard ?

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Fumée. Un colloque pour pallier le manque d’information des parents.

The shadow of a demonstrator dressed as a cannabis leaf takes part in a pro-marijuana legalization march in Lisbon May 3, 2008. REUTERS/Nacho Doce (PORTUGAL) (REUTERS)
Publié le 27/01/2009 à 6h51, mis à jour le 27/01/2009 à 6h51

Démythifier le «bon chichon» auprès des jeunes et de leurs parents, tel était le but des intervenants du colloque «Le cannabis : ce n'est pas seulement les enfants des autres !»organisé à la Sorbonne par le rectorat de l'Académie de Paris et l'Union départementale des associations familiales de la capitale.

Il faut dire que la France ne mégote pas sur la fumette. Nous sommes les premiers usagers de marijuana au sein de l'Europe des Vingt-Sept avec 1,5 million de consommateurs occasionnels, suivis des Tchèques et des Britanniques. Et, à en croire les conférenciers, les Français feraient aussi partie des plus mal informés sur ses méfaits. Surtout les jeunes. «Alors qu'en Suède, de la maternelle à l'enseignement supérieur, les élèves reçoivent quarante heures de formation sur la drogue», s'insurge Jean Constentin, professeur de pharmacologie et membre de l'Académie de médecine et de pharmacie. Et de citer les chiffres de l'Observatoire français des drogues et des toxicomanies : 20 % des garçons et 7 % des filles âgés de 18 ans font un usage régulier du cannabis.

Cerveau. Jean Constentin n'hésite pas à comparer la substance du cannabis, le fameux THC (tétrahydrocannabinol), à celles de l'héroïne et de la cocaïne. Selon lui, le THC se fixe sur les récepteurs du cerveau 100 000 fois plus que l'héroïne et 10 000 fois plus que la cocaïne. «Un joint c'est une semaine dans la tête», résume-t-il. A partir de trois joints hebdomadaires,

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