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Poupée ou camion, ça leur est bien égal

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La parité à la Suédoise (3/5). En «pre-school».

ParCharlotte Rotman
STOCKHOLM, envoyée spéciale
Publié le 04/02/2009 à 6h52, mis à jour le 04/02/2009 à 6h52

Egalité des sexes, conciliation entre la vie familiale et professionnelle, éducation des enfants : c'est toujours le «modèle suédois» que la France convoque quand elle espère faire mieux. 45 % de femmes au Parlement, un gouvernement paritaire depuis belle lurette, un vrai congé parental pour les pères, un taux d'activité féminin de 80 %, un réseau de crèches capable d'accueillir la plupart des enfants de 1 à 5 ans. Il fallait aller y voir de plus près.

Penchés sur un bac à sable, un garçon et une fille jouent ensemble. Il tient une girafe en plastique, elle agite un lion. Ils chorégraphient ensemble un ballet animal. Il n'y a pas de cris. Pas de dominant. Autour d'eux, des enfants déambulent paisiblement. Un petit de 3 ans est maquillé comme un chat. Un autre colle des plumes aidé de deux fillettes : ensemble, ils fabriquent de la neige. Nous sommes dans l'école municipale Täppan, située au centre de Stockholm, l'une de ces «pre-school», mi-crèche, mi-école maternelle, dont le réseau ancien et dense accueille 80 % des enfants de 1 à 5 ans et permet aux parents de travailler. L'égalité des sexes y est un souci permanent. Et, en la matière, «il faut commencer tôt», expliquent tous les intervenants. Les textes suédois stipulent depuis 1969 que l'école «se doit» de lutter contre les rôles sexuels traditionnels.

Encadrement. Ici, personne ne parle de «l'heure des mamans», comme on l'entend dans les crèches ou les écoles franç

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