Elle s'autoproclame «flic de la cosmétique» et c'est une vedette aux Etats-Unis. Paula Begoun entend démêler le vrai du faux dans les pots de crème. Elle a tiré de son combat deux best-sellers, The Beauty Bible et Don't Go to the Cosmetics Counter Without Me («N'allez pas au rayon des cosmétiques sans moi»), vendus à 2,5 millions d'exemplaires. Au plus près de la tendance, la voilà méfiante sur la cosmétique dite «bio».
Agrumes. «Je ne suis pas antiproduits bio par principe, mais il faut se méfier du jargon marketing, dit-elle. On a introduit l'idée manichéenne que les soins naturels, c'est-à-dire dérivés de plantes, c'était bien, alors que les produits chimiques, c'était le mal absolu.» Rien de plus faux, estime-t-elle : «Aucune recherche de qualité ne montre que les ingrédients naturels soient meilleurs pour la peau que leur version synthétique.» Au contraire. Les produits à base de lavande, d'eucalyptus ou encore d'agrumes par exemple, seraient «irritants», voire «toxiques».
Aux Etats-Unis, «les proclamations des marques sur leurs ingrédients naturels ne sont pas régulées par la FDA [Food and Drug Administration, ndlr], poursuit Begoun.Du coup, les entreprises cosmétiques peuvent bien utiliser le terme pour désigner ce qu'elles veulent».Les Américains ont pourtant un système de certification pour la filière alimentaire bio, avec critères et contrôles. Mais le ministère de l'Agriculture «a étendu




