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Libération
portrait

Se méfier des apparences

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Valérie Boyer. Sa proposition de loi sur la retouche photographique révèle la sémillante députée UMP marseillaise.

Publié le 01/10/2009 à 0h00

Promis, la photo n'a pas été retouchée. Pas besoin du logiciel Photoshop, Valérie Boyer ? Ce matin-là, à l'Assemblée nationale où elle siège depuis les dernières élections, en 2007, elle est resplendissante. Les cheveux en cascade, une tunique au décolleté abyssal, des yeux rehaussés de cils XXL. Face à l'objectif, elle se tient main sur la hanche, regard conquérant du haut de son 1,79 m : comme si inconsciemment elle voulait coller aux stéréotypes des magazines. La séance se prolonge, et, petit à petit, elle suit les consignes du photographe : laisse les bras ballants, abandonne les postures de jolie fille. Valérie Boyer n'est pas quelqu'un qui se fout de son image. Ni des images. En général, elle est mieux en vrai, animée et gracieuse, que figée un brin coincée sur papier glacé.

La veille, elle a dormi dans son bureau à l'Assemblée (le lit est caché dans un placard). Elle revenait, tard, de l'émission du soir de Frédéric Taddeï. «Elle était très belle» se félicite son attaché parlementaire. Elle le rabroue : «La vie publique, ce n'est pas un concours de mannequins.» Mais ajoute elle-même «A France 2, au Treize-heures, j'avais l'air d'une grand-mère.» Valérie Boyer n'arrête pas de répondre aux médias depuis qu'elle a rendu publique une proposition de loi visant à signaler les photos (de pub, de mode, de presse) retouchées.

«Ces images peuvent conduire des personnes à croire à des réalités qui très souvent n'existent pas», écrit-ell

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