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Libération

L’alternative à la ligature

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Gynéco . 50 000 femmes auraient opté pour la méthode Essure.

Publié le 18/12/2009 à 0h00

De plus en plus de Françaises se laisseraient tenter par une méthode de contraception définitive baptisée Essure. 50 000 femmes auraient déjà fait le choix de cette méthode qui ne nécessite ni anesthésie ni incision. Une alternative à une ligature des trompes. En France aujourd’hui encore, 35 000 femmes passent tous les ans au bloc pour une ligature qui leur assure l’impossibilité d’une grossesse.

Les deux techniques de stérilisation sont radicalement différentes. Dans la formule classique et chirurgicale (la ligature), la patiente doit être hospitalisée, placée sous anesthésie puis incisée à la hauteur du pubis. Dans le cas d'Essure, la femme entre à l'hôpital en version ambulatoire, l'intervention durant à peine un quart d'heure. Le gynécologue passe par les voies naturelles, comme pour une hystéroscopie. Il dispose dans chacune des trompes de Fallope un micro-implant qui crée une réaction biologique de comblement «sans conséquence» pour l'organisme, assure le Syndicat national des gynécologues.

La loi de bioéthique de juillet 2001 a légalisé la contraception définitive. Mais l’encadre rigoureusement. De l’avis des gynécologues, le délai légal de quatre mois de réflexion représente un filet de sécurité suffisant contre les décisions trop hâtives. De fait, le processus est irréversible. Une fois les trompes mises hors d’état de fonctionner (avec ligature ou avec Essure), seule une fécondation in vitro permettra à la femme de procréer à nouveau.

Restent les motivations

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