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Fêtes, le plein d’essences

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Bouquet garni . Dans son «Herbier des dieux», l’historien Pierre Chavot décrypte les pouvoirs magiques associés de tout temps aux végétaux.

Publié le 29/12/2009 à 0h00

Ça sent le sapin, le vin chaud, l’encens, la cannelle, le pain d’épices. Bref, ça sent Noël, le jour de l’an, l’hiver, la neige… Dehors, ça caille, il fait nuit la moitié de la journée, et le froid annihile les odeurs ; dedans, c’est coloré et ça sent bon. Pourtant, ces végétaux ne sont pas là que pour le plaisir des yeux, des narines et des papilles. Ils sont aussi investis de pouvoirs magiques, comme tout ce que produit la nature.

«Depuis toujours, [les plantes] ont soigné et guéri les hommes ; depuis toujours aussi, elles furent les médiatrices par excellence entre l'homme et l'invisible», rappelle l'historien Pierre Chavot dans son Herbier des dieux (éditions Dervy, 2009). Leurs racines sont plantées dans le sol nourricier, leur faîte capte la lumière et l'énergie du soleil. «En cela, [les végétaux] sont l'expression même de la vie réunissant les deux dimensions de l'univers, le ciel et la terre, poursuit l'historien. Il était donc logique que leur existence et leurs propriétés (curatives, alimentaire…) fussent régies par les dieux.»Dans son livre, Pierre Chavot passe en revue 380 végétaux. Morceaux choisis.

Amandes, noisettes et noix

De la noisette, Pierre Chavot dit que c'est une «petite merveille à haute valeur nutritive». Compliment qui vaut pour l'amande et la noix. Ces fruits secs ont en commun d'entrer dans la composition des 13 desserts provençaux de Noël. Et de se composer d'une coque et d'un fruit. Mais leur place dans la mythol

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