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C’est déridé, j’me fais piquer !

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Chirurgie esthétique. Moins de scalpel et de passage en clinique : les outrages du temps sont aujourd’hui surtout traités en cabinet, à coups d’injections, à l’heure du déjeuner.

Publié le 08/01/2010 à 0h00

C’est un marché déjà juteux et qui devrait connaître une accélération inédite avec la décennie qui s’ouvre : la traque aux rides est une poule aux œufs d’or. Les chiffres qui sont rendus publics aujourd’hui pour l’ouverture d’un congrès qui va rassembler pendant quatre jours à Paris toute la crème de l’«esthétique médicale» mondiale sont éloquents : si la chirurgie esthétique recule (-15% en 2009), la médecine esthétique est en revanche un nouvel eldorado, promis à une croissance annuelle de 10% au moins jusqu’en 2013.

«Bonne mine». Qu'est-ce que la médecine esthétique ? L'ensemble des techniques de rajeunissement qui ne nécessitent pas un passage au bloc opératoire. Fini le lifting, place essentiellement aux injections de toxine botulique (pour le haut du visage) et d'acide hyaluronique (pour le bas). Pas si neuf que ça ? Et pourtant si.

La technique a progressé. Pour convaincre qu'on peut très bien aller se faire injecter un produit comblant à l'heure du déjeuner, sans même recourir à une anesthésie locale et sans ressortir le visage couvert d'hématomes, des médecins qui ont déjà investi ce créneau invitent par exemple la presse féminine à se faire combler les rides gratuitement. Ces «leaders d'opinion» auront ensuite tout le loisir de vanter «l'effet bonne mine» de ces petites piqûres qui «défroissent le visage et redonnent confiance en soi».

Une injection d'acide hyaluronique coûte entre 300 et 600 euros selon la dose nécessaire. Et il fau

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