Menu
Libération

Ados, la mixité en tensions

Réservé aux abonnés

Parité . Dès le collège, la rivalité entre garçons et filles laisse deviner les frictions à venir. Aujourd’hui, un colloque explore les limites de la mixité à l’école.

Rentrée scolaire dans un lycée de région parisienne, à Deuil-la-Barre (AFP Eric Feferberg)
Publié le 03/02/2010 à 0h00

Des filles, graines de féministes. Des garçons très chatouilleux sur leur virilité. Le sondage rendu public aujourd'hui pour l'ouverture d'une journée consacrée à la mixité chez les 15-18 ans, organisée à Paris par la fondation Wyeth pour la santé de l'enfant et de l'adolescent, ne laisse pas indifférent. «L'égalité des sexes est une zone de tension entre garçons et filles», notent les auteurs de cette étude Ipsos. Dans le détail, les filles jugent anormal qu'à diplôme égal, les femmes gagnent moins d'argent que les hommes, mais les garçons s'en accommodent. Elles valident l'idée d'un partage des tâches ménagères alors que les garçons en sont moins convaincus… Bref, côté égalité des sexes, il reste du pain sur la planche.

A l'évidence, les adolescentes l'ont intégré. «Elles savent qu'il leur faudra, comme leurs mères, concilier vie professionnelle et vie familiale, elles s'y attendent et s'y préparent alors que ça ne trouble pas les garçons plus que ça», souligne Marie Duru-Bellat. La sociologue rappelle au passage que la question des inégalités hommes-femmes saute surtout aux yeux de ces dernières. Même dans les milieux de la recherche, où elles sont quasiment seules à s'emparer du sujet. En face, les hommes font l'autruche. Ils savent ce qu'ils ont à perdre : du temps libre. A défaut d'une organisation sociale plus égalitaire, c'est dans les couples, «au cœur de la vie domestique que la tension est la plus perceptible, constate Marie Duru-Bellat. Elle

Pour aller plus loin :

Dans la même rubrique