Tous à poil à l'aéroport de Roissy Charles-de-Gaulle ce matin à 9 heures pétantes pour l'inauguration du premier scanner corporel de France. Quitte à être vu nu, pourquoi ne pas jouer le jeu à fond comme l'ont fait nos voisins allemands la semaine dernière à l'aéroport de Berlin ? Pour protester contre ces dispositifs sécuritaires qui voient à travers les vêtements d'éventuels armes ou explosifs bien planqués, ils se sont déshabillés, dévoilant des slogans croquignolets écrits à même la peau : «Quelque chose à cacher ?», «Soyez un bon citoyen, laissez tomber le pantalon»… Un sympathique flashmob rebaptisé «fleshmob» («chair» en anglais) pour la circonstance. Alors on y va ?
Pas sûr que ce matin, la Direction générale de l’aviation civile (DGAC), qui supervise les dispositifs de sécurité dans les aéroports, ait envie de rire. Le sujet est sensible et les autorités sur le qui-vive. La presse a certes été conviée, mais aux aurores et priée de se tenir à l’écart des premiers passagers cobayes. C’est qu’à chaque fois qu’un scanner est installé dans un aéroport européen, ça bipe méchamment. Sur quels thèmes ? Dignité et pudeur, crainte des rayonnements toxiques, surenchère sécuritaire, menace contre les libertés individuelles, etc. Au fond, quels sont réellement les problèmes ? Exploration aux rayons X.
Pourquoi tant de scanners ?
Plus de 200 «body scanners» sont déjà à l'œuvre dans plusieurs aéroports du monde : essentiellement aux Etats-Unis et e




