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Net, gogos et pompe à fric

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Cybercriminalité. Les arnaques dites «à la nigériane» se multiplient. Les escrocs font miroiter héritage, voiture chic, amour...

Publié le 02/03/2010 à 0h00

Un deux-pièces de 46 m2 à République pour 450 euros. Le rêve ? Non, l'arnaque. Des offres aussi alléchantes, on en trouve à la pelle sur le Net. Depuis l'automne 2009, elles ont littéralement envahi le marché des petites annonces gratuites en ligne. Derrière les prix cassés, se cache presque toujours une nouvelle variante de la fameuse escroquerie nigériane.

Lorsque le client se manifeste auprès du (faux) propriétaire, il reçoit systématiquement une réponse de ce type, rédigée avec un style ampoulé et une orthographe approximative : «Votre profil correspond mais je me trouve actuellement en Afrique [ou ailleurs, ndlr]» Le motif de l'absence est charitable : enfant hospitalisé, chantier humanitaire… Le loueur ne souhaitant pas revenir faire visiter les lieux pour rien, le client doit faire montre de sérieux. Comment ? En remplissant un formulaire (pièce d'identité, numéro de téléphone, revenus…) et surtout en envoyant un virement équivalent à une caution doublée d'un mois de loyer. Dans notre cas, c'est à Frédéric Bognon, à Cotonou, au Bénin, 44, rue des Cocotiers (sic), qu'il faut transférer 900 euros via Western Union. Evidemment, l'escroc précise que cet argent est récupérable si l'appartement ne convenait pas. Le propriétaire fictif pousse le vice jusqu'à suggérer au client de «garder jalousement le numéro de mandat». Il y a rarement de suite, le client, effrayé, abandonnant l'affaire en même temps que ses rêves. Et ce, malgré le harcèlement té

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