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Illettrisme : les racines du mal

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Etude. L’Ined s’est penché sur le cas de ces adultes ayant des difficultés avec l’écrit, des lacunes qui remontent souvent au début de la scolarité.

Books are displayed at the annual Paris book fair March 14, 2008. Israel is the guest of honour of the Paris book fair. REUTERS/Charles Platiau (FRANCE) (REUTERS)
Publié le 04/03/2010 à 0h00

Il y aurait en France 9% d’illettrés. Des adultes qui ne savent pas réellement lire et écrire, bien qu’ils aient été scolarisés. Si les conséquences de l’illettrisme ont souvent été étudiées (difficultés dans le travail, complications dans la vie quotidienne, tactiques d’évitement pour dissimuler cette forme de handicap), ses causes ont rarement été fouillées. Et pourtant, il y a quelque chose de mystérieux dans ce phénomène : à la différence des analphabètes, les illettrés sont passés sur les bancs de l’école mais n’ont pas de familiarité avec l’écrit (lecture, compréhension, écriture). L’étude que vient de publier l’Insee détaille le parcours individuel de 9 773 personnes qui, toutes, ont suivi des études francophones. C’est France Guérin-Pace, directrice de recherche à l’Institut national des études démographiques (Ined), qui a conduit la recherche et souhaité mettre le focus sur l’enfance : ambiance familiale, situation économique des parents, place des livres dans le foyer, etc. Et ces flash-back ont permis de mettre en lumière quelques points communs entre illettrés.

Sur l'échantillon, personne n'en est à un «degré zéro de la lecture». Mais 5% des sujets connaissent des difficultés «graves»; 5% «importantes» et 7% «modérées». Il n'y a donc pas un «profil unique» de l'illettré, mais plutôt une multitude de cas de figure qui reflètent «la complexité du rapport à l'écrit». Côté similitudes, les pratiques de lecture au

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