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Libération

La résilience du narcisse

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(Flickr/cerise)
Publié le 26/03/2010 à 0h00

«Il a un sens grandiose de sa propre importance. Il surestime ses réalisations et ses capacités, s'attend à être reconnu comme supérieur sans avoir accompli quelque chose en rapport. Il est absorbé par des fantaisies de pouvoir. Il a un besoin excessif d'être admiré et aimé. Il utilise autrui pour parvenir à ses propres fins. Il fait preuve de comportements hautains et arrogants.» Qui est-ce ? La langue vous brûle, un nom vous vient ? N… comme… Narcisse (et pas Napoléon), bien sûr ! Narcisse tel que décrit par Wikipédia, rayon psy. Lequel dérive de Narcisse - le mythe - conté par Ovide, jeune homme mort d'amour pour lui-même qui a donné la vie, se noyant dans son reflet, à Narcisse la plante. Ce qui nous amène tout naturellement au jardin du Museum, dans le Ve à Paris, dans le «jardin alpin», voir comment s'en sort un végétal accablé d'une si lourde hérédité.

Là, vit une coterie de diverses espèces botaniques et horticoles de Narcissus que nous présente le jardinier Michel Flandrin, maître de cette enclave animée de rocailles et vallons. Des grands jaunes, des petits ibériques, des pales pyrénéens… Plantation à l'automne des bulbes gorgés des réserves faites grâce aux feuilles qui carburent durant la belle saison ; terrain bien drainé, mi-ombre ou soleil. En cette fin mars parisienne, voilà donc les narcisses au meilleur de leur forme : en fleur, pour la plupart, prêts pour le test de personnalité.

Il ne laisse aucun doute que les narcisses, toutes espèces c

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