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Portrait

«J’ai entendu des chants…»

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Colette . Catholique devenue musulmane :

Publié le 02/04/2010 à 0h00

Le premier contact de Colette-Nour Brahy avec le soufisme est passé «par l'oreille».«Je voyageais le long de l'Hindus en revenant de Chine et j'ai entendu des chants. On m'a dit : "C'est des chants d'amour, des chants soufis." Comme je devais rentrer en France, je me suis dit : "Je vais chercher là."» C'était il y a une vingtaine d'années. Depuis, cette élégante septuagénaire fait partie de la confrérie soufie Al-Alawiya. «Le soufisme est l'enseignement ésotérique de l'islam, c'est son essence», dit-elle. Colette Brahy est née belge et catholique. «J'avais la foi, mais cette forme n'était pas la mienne.»Peintre et poète, grande voyageuse, elle sillonne la planète, passant des mois en Inde. Elle s'intéresse au bouddhisme, à l'hindouisme, au sikhisme, sans s'y arrêter. De retour en France, elle fait la connaissance d'Eva de Vitray-Meyerovitch, docteur en islamologie, elle-même soufie. «Nous avons cheminé ensemble jusqu'à ce que je ressente le besoin d'un maître pour aller plus loin.» Ce sera Khaled Bentounès, cheikh de la Tariqa (confrérie) Al-Alawiya. A son prénom, Colette, elle ajoute Nour (lumière en arabe). Sur ses cheveux blancs et courts, Colette-Nour Brahy ne porte pas de foulard, une «invention du XXe siècle». «Le voile n'est pas islamique», affirme-t-elle. Elle est vêtue d'un pantalon large et d'une veste fermée sur le côté. Sur l'aile gauche de son nez, un petit piercing doré. Comme toute bonne musulmane, Colett

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