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Vingt dieux, je me suis converti

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Portraits de ces croyants qui décident un jour de changer de religion, souvent poussés par des raisons psychologiques et les aléas de la vie.

Publié le 02/04/2010 à 0h00

Qu’est-ce qui fait, qu’un jour, untel ou unetelle décide de changer de chapelle ? Les intéressés diront qu’ils ont répondu à un appel divin. Les psychologues, sociologues, anthropologues et historiens ne s’aventurent pas sur ce terrain. Pour eux, le ressort d’une conversion religieuse est avant tout d’ordre psychologique.

En mai 2008, l'université de Lausanne a organisé un colloque international sur «La conversion religieuse», réunissant différents spécialistes. Les actes de ce colloque viennent d'être publiés (1). Conclusion : si les gens changent de religion, c'est pour compenser «des événements de vie négatifs, des carences affectives, des difficultés émotionnelles et des besoins important de sens et de contrôle». De la religion, les convertis attendent qu'elle comble leurs besoins «d'amour et d'appartenance», «cognitifs» et «de réalisation de soi».

Les scientifiques distinguent plusieurs types de conversion. Ainsi, la conversion «intellectuelle» vécue de manière solitaire suite à des lectures ; la conversion «mystique» consécutive à une expérience émotionnelle intense de la présence divine, la conversion «affective» résultant de la relation entre le futur converti et un ou plusieurs membres du groupe religieux auquel il va adhérer ; la conversion «revivaliste» à l'invitation d'un prédicateur dans une foule parcourue par une forte émotionnalité ; la conversion «forcée», etc.

Oecuménique. Pour la perso

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