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Sortir du rouge

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Psy . Près d’un Français sur deux souffre de timidité. Un trouble anxieux qui empoisonne la vie mais peut être guéri.

Publié le 14/04/2010 à 0h00

Il y a ceux qui piquent un fard, rouge vif. Ceux qui transpirent d’un coup comme des bœufs dans l’effort. Ceux qui se mettent à trembler de la tête aux pieds. Ceux qui font un peu tout ça à la fois. Mais le pire, c’est que cet inconfort physique n’est finalement presque rien comparé à cet état de confusion mentale qui s’empare des timides et leur paralyse les neurones, par exemple au moment de prendre la parole en public. Las ! Avant même d’arriver à articuler trois mots d’une voix chevrotante (quand ils ne bégayent pas), quelques-uns tombent carrément dans les pommes.

Bienheureux les forts en gueule et les égocentriques de tout acabit qui se délectent d'attirer les regards et font même tout ce qu'ils peuvent pour braquer la lumière sur eux. Ils ne subiront jamais cet état de panique qui oppresse le corps et l'esprit. Et dont souffre près d'un Français sur deux. Parmi les derniers déclarés, l'écrivain Philippe Vilain, qui vient de publier Confession d'un timide (1).

Handicap. Certes, le timide est comique quand il se prend les pieds dans le tapis. Mais trêve de ricanements, les timides n'ont pas besoin de ça. Ils se méprisent déjà bien assez de se mettre dans tous leurs états. Et tournent et retournent sans fin cette vaine question : pourquoi ? Pourquoi une telle fébrilité, ce trac énorme ? Il y a une explication darwinienne, limite fataliste : il faut de tout pour faire un monde, des extravertis comme des introvertis. Mais comme le souligne Antoine P

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