La fessée déculottée ? Le Conseil de l'Europe veut en finir avec ce qu'il appelle les «châtiments corporels», infligés aux enfants, dont la bonne vieille fessée des familles qui est encore administrée en France par une majorité de parents. L'organisation, qui comprend 47 membres, a lancé une vaste campagne, il y a deux ans, pour demander de «lever la main contre la fessée !». Avec une stratégie de «tolérance zéro», qui amalgame la petite claque ou la tape sur les fesses à de cruelles raclées et autres «mauvais traitements».
Vingt pays européens prohibent d'ores et déjà ces «châtiments», et huit ont pris l'engagement de le faire. Le Conseil de l'Europe présente aujourd'hui à Strasbourg «un débat» international où les intervenants militent pour l'interdiction de la fessée. C'est ainsi le cheval de bataille de la secrétaire générale adjointe du Conseil de l'Europe, la Néerlandaise Maud de BoerBuquicchio, qui invoque le «devoir de protéger l'intégrité physique et psychologique […] et la dignité de nos enfants». Le commissaire aux droits de l'homme du Conseil de l'Europe, Thomas Hammarberg, n'est pas en reste. Il dénonce «les concepts juridiquement déshonorants» de «châtiment raisonnable» et de «correction licite». Et c'est sans parler de la députée française (UMP) Edwige Antier, indéboulonnable pédiatre, auteure d'une proposition de loi déposée en janvier, qui affirme que «l'enfant a dro




