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Faux ce qui faut

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Triche. La contrefaçon ne se limite plus au luxe, elle envahit les objets quotidiens, de la capote au dentifrice.

Flickr/luc.viatour
Publié le 17/05/2010 à 0h00

Des pièces détachées automobiles, des défibrillateurs, des piles, des appareils d’électroménager, des cosmétiques, des coques de téléphone portable, des produits d’entretien, des cartouches d’imprimante, etc. Longtemps associée aux marques de luxe, la contrefaçon a un nouveau visage. Celui du quotidien.

A la Cité des sciences et de l’industrie, «Contrefaçon, la vraie expo qui parle du faux » (1) décortique ce business qui s’est criminalisé, mondialisé - il représente 10% du commerce - mais qui surtout s’est adapté à la vie de tous les jours.

«On voit souvent des images de saisies et de destructions spectaculaires, raconte Blandine Savrda, commissaire de l'exposition. Nous n'avons pas voulu jouer aux gendarmes mais informer et mettre l'accent sur ces objets ordinaires qui, même quand ils ne coûtent pas chers, peuvent être copiés.» Si le temps du croco «tombé du camion» n'est pas révolu, tous les domaines de la consommation sont désormais touchés. Jusqu'aux préservatifs et tests de grossesse. En bref, comme le souligne Blandine Savrda «dès qu'une marque est reconnaissable par le consommateur, elle est susceptible d'être copiée».

Discounteurs. Fabriqués en dehors de tout circuit traditionnel, ces produits ne subissent pas de contrôles de qualité et ne respectent aucune norme de production. Pis, 34% des saisies seraient dangereuses selon une étude réalisée en 2006 par les services douaniers français. En 2009, 20% des imitations saisies ét

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