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L’amour libre, «une façon de se protéger», de «faire moins compliqué»

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Publié le 27/05/2010 à 0h00

«Quand on est en relation libre, chacun fait ce qu’il veut. On peut tromper, ça compte pas. Moi, ça ne m’intéresse pas, je suis jalouse.»

Pour renseigner son profil sur Facebook, Juliette, 16 ans, a préféré inscrire «en couple». Mais, tout autour d'elle, ses copains, «surtout des garçons», choisissent la formule «relation libre». Même quand ils ont officiellement une petite copine. «C'est une façon de se protéger : comme ils annoncent la couleur, on peut pas leur reprocher de tromper.»

C'est un mercredi aux Halles. Anthony et Lucas, 18 ans, papotent assis sur les marches près du cinéma : «Relation libre, ça fait un peu hippie. Mais c'est la meilleure invention que l'homme ait jamais créée.» L'un tient une jolie brune par la main qui lève les yeux au ciel ; l'autre, un gobelet de coca. «C'est plutôt un truc de mec, c'est comme ça, assure Lucas. Celui qui se fait cinq ou six filles, ce sera toujours un Don Juan, un beau gosse. La fille, une salope.» Désespérant.

«Les relations libres, c'est passé de Facebook au vocabulaire de tous les jours. C'est une mode, comme le foot en salle : d'un coup, tout le monde s'y met», explique Samantha, une Strasbourgeoise en visite à Paris. Elle développe : «Le problème, c'est l'amour. On croit que c'est beau l'amour et puis un jour ça s'arrête et ça fait un choc.» Elle raconte que dans sa terminale ES, la prof d'éco a voulu faire un sondage à main l

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