Il y a les coups du mari. Mais aussi le harcèlement. Le viol, la prostitution ou encore les mutilations sexuelles. Insupportables, intolérables, les violences faites aux femmes sont multiples. Et ne diminuent pas. Alors que se tient aujourd'hui la journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes, le rapport annuel de l'Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales (ONDRP) fait état d'une hausse, qualifiée poliment de «significative».
Un doux euphémisme quand 654 000 femmes ont déclaré avoir subi des violences, physiques ou sexuelles en 2009, soit 15% de plus que l’an dernier. Pour 305 000 d’entre elles, le mal a été fait à domicile. Seul indicateur en légère baisse : le nombre de femmes tuées par leurs conjoints ou ex-conjoints. 140 femmes en 2009 contre 156 en 2008. Reste ce chiffre choc. Une femme meurt tous les deux jours et demi sous les coups de son compagnon.
L'enquête de l'ONDRP est dite de victimation. Réalisée en se basant sur les témoignages des victimes et leur ressenti, et non sur les chiffres officiels de l'insécurité, elle pointe la peur pour les victimes de porter plainte. «Le taux de plainte pour les violences physiques ou sexuelles au sein du ménage ne dépasse pas 7%.» Alors qu'il est de 26% pour les violences physiques hors ménages. Autrement dit, sans l'enquête de victimation, près de 90% des victimes de violences conjugales seraient totalement méconnues.
«Les femmes violentées ne se rendent pas to




