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Sois beau et tais-toi

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Bistouri . Cheveux, poignées d’amour... Le nombre des hommes qui ont recours à la chirurgie esthétique croît. Impératif : la discrétion.

Publié le 10/01/2011 à 0h00

S’il y a bien une profession qui se frotte les mains depuis la réforme des retraites, c’est celle des chirurgiens esthétiques. Oui, la perspective de hordes de travailleurs contraints de tout tenter pour éviter de ressembler à de vieilles peaux au travail les met en joie. Et autre bonne nouvelle, le réservoir de patients est énorme. De patients mâles s’entend. C’est l’une des conclusions du congrès annuel de l’Imcas (International Master Course on Aging Skin) qui s’est achevé hier à Paris.

Les femmes ont certes pris les devants depuis un bout de temps, mais la part des hommes dans ce nouveau marché ne cesse de croître : + 9% en une année aux Etats-Unis. Et cette activité «augmente aussi année après année chez nous» (1), soutient le Français Bruno Alfandary, président du Syndicat national de la chirurgie plastique, reconstructive et esthétique (SNCPRE). Au printemps, Barcelone accueillera d'ailleurs le premier symposium européen intégralement consacré à la médecine et à la chirurgie esthétique masculines.

Et que demandent-ils, les hommes ? Pour l’instant, en France, ils s’intéressent encore peu à la médecine esthétique, préférant de loin la chirurgie esthétique. La nuance ? La première est une forme de retouche assez light, très prisée des femmes, qui ne nécessite pas de passage au bloc opératoire mais passe par des injections de toxine botulique et d’acide hyaluronique. C’est chronophage, répétitif, bref pas assez radical pour des mâles. Non, ce qu’ils recherchent, c’

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