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Le diplôme n’est pas secondaire

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CV. Une étude va à contre-courant du pessimisme ambiant sur l’avenir des jeunes. Clichés au rayon X.

Publié le 08/04/2011 à 0h00

C'en est fini des discours pleurnichards ou apocalyptiques sur la jeunesse qui serait une «génération sacrifiée», vouée au déclassement et à la précarité. Le Cereq (Centre d'études et de recherches sur les qualifications) a rendu publique hier une enquête revigorante - 2007-2010 Premiers pas dans la vie active -où l'on voit que les jeunes ont plus d'avenir qu'on ne le croit et qu'avec leurs diplômes, ils trouvent un travail sans trop de difficultés. Retour sur cinq idées reçues, revues et corrigées par le Cereq, qui a étudié ce qu'étaient devenus 25 000 jeunes sortis du système éducatif en 2007 («la génération 2007») trois ans plus tard, c'est-à-dire en 2010 (1).

Tout est bouché ?

Faux

Certes, les jeunes ont été durement touchés par la crise de 2008 alors qu’au départ, tout semblait leur sourire : quand ils sont entrés sur le marché du travail à la mi-2007, le chômage était à un taux exceptionnellement bas. Mais un an plus tard, la crise financière a éclaté. Les problèmes ont alors commencé, mais de manière sélective : les diplômés s’en sortent nettement mieux que les autres.

Pour le Cereq, en 2010, le bilan n’est donc pas catastrophique : 72% des jeunes de la «génération 2007» travaillent. Trois ans plus tôt - l’institut mène des enquêtes triennales sur les jeunes -, ils étaient 77%. Le recul pèse essentiellement sur les plus fragiles : seuls 49% des non-diplômés travaillent trois ans après leur sortie contre 85% pour les diplômés du supérieur.

Un diplôme, ça ne sert à rien?

Faux

C'est tout le contraire ! «Ne dites surtou

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