Les corsages s'ouvrent sur des seins prodigieux, les pantalons moulent des fesses gigantesques, et les sourires maquillés de vermeil sont très prometteurs… Comme il se doit un samedi soir en boîte de nuit, princesses et princes du Pastimes Cafe se sont habillés au plus avantageux avant d'attaquer le dance floor. «Nous sommes comme toutes les femmes, nous aimons bien montrer un peu de peau», confesse Janice, moulée dans un ensemble noir qui ne masque aucune de ses rondeurs.
Coquette. La seule particularité de cette soirée est qu'ici, les beautés qui swinguent et reprennent en chœur les standards de Ben E. King, pèsent 100, 120 ou 160 kilos, au bas mot. Une fois par mois, le samedi soir, les obèses de Frederick, une banlieue nord de Washington se retrouvent au Pastimes Cafe pour danser, exhiber leurs formes, rencontrer des alter ego, et plus si affinités.
«Si on s'habillait comme cela dans une boîte ordinaire, on aurait vite l'air ridicule», explique Janice Stittgen, 56 ans, fondatrice du groupe Frederick Plus Size Connections, qui compte quelque six cents amis sur Internet, et organise ces soirées dansantes. «Là, on se sent bien : on est entre compagnons de pensée, entre gens qui ne prêtent pas seulement attention à l'apparence physique.»
Partout aux Etats-Unis, les discothèques pour gros, de préférence appelés clubs pour BBW (big beautiful women) et BHM (big handsome men) en politiquement correct, se sont mu




