Menu
Libération

Le 1er mai, c’est (aussi) la fête du travail au noir

Réservé aux abonnés

Bouffonnerie . Clisson accueille ce week-end le premier salon consacré à l’économie souterraine.

Publié le 28/04/2011 à 0h00

Le 1er mai, d'ordinaire, c'est muguet, défilé et pinglots en éventail pour profiter d'une journée quasi mondialement chômée. Sauf à Clisson (Loire-Atlantique), où une intense activité est prévue ce dimanche : l'ouverture du premier Salon du travail au noir (1). Un concentré de déconnade avec, au programme sous les halles de la ville, des conférences «pas de papiers, pas de formalités», un grand débat «avantages et inconvénients du travail au noir», et une quinzaine de stands sur le recel, le braconnage ou les ateliers clandestins…

Savoir-faire. «Il n'y a pas un Français qui ne pratique ou n'ait un jour bénéficié du travail clandestin, explique Gaston Cheneau, instigateur et commissaire du salon. En cette période de crise, nous proposons de dynamiser l'économie souterraine.» Comme sur n'importe quel salon professionnel, exposants et visiteurs vont donc échanger savoir-faire et compétences. Et plus c'est gros, plus c'est… énorme : «Les participants pourront commander un porte-avions ou un Airbus sur notre stand de recel, se renseigner sur les meilleures façons de dépenser leur argent sale ou apprendre à faire de faux billets de deux euros cinquante», énumère Gaston Cheneau. Comme effectuer des tâches clandestines demande du temps, un stock de feuilles d'arrêts maladies sera disponible pour qui veut.

La blague n’a pas provoqué l’hilarité à l’Urssaf. La semaine dernière, un de ses inspecteurs a alerté le parq

Pour aller plus loin :

Dans la même rubrique