Sacré Lépine. Outre les réjouissantes blagues niveau almanach Vermot (bon pour Lépine, j’aime Lépine, et je t’en passe) que le concours provoque, c’est tout à fait fou, à contempler le musée éphémère dressé pour les 110 ans du fameux concours, de voir à quel point il a accompagné nos vies françaises depuis 1901. Le fer à repasser, le fameux presse-purée, les essuie-glaces, le moulin à café (oui, celui avec une petite manivelle dans la cuisine de grand-mère), le bac Riviera, le Kleenex, la lampe de poche, le stylo-bille, l’embauchoir à chaussures, le four électrique, la tondeuse à gazon, la canne lumineuse pour aveugles, le premier qui dit que ça ressemble à une chanson connue je le bute, mais ça n’est pas faux. Ils sont là, tous ces objets inventés un jour par un ingénieux individu pour simplifier la vie quotidienne depuis plus d’un siècle, sans parler des innovations techniques, automobiles, agricoles, médicales, bricoleuses, modeuses, la gamme est quasi infinie : du «calcairator», dispositif antitartre à champ magnétique tournant au jeu des 1 000 bornes, de l’aspivenin à la pompe rotative, du lit pliant à l’aspirateur, du parachute aux moteurs de voiture, la liste est assez volumineuse.
Pourquoi Lépine ? Parce que c'est le préfet de police Lépine qui prend l'initiative en 1901 de créer un concours-exposition à Paris : face au marasme des petits fabricants de jouets et d'articles dû à la concurrence étrangère, à la grogne des commerçants face à «la crise»,




