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Veggies pirates

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No bidoche. Végétariens, vegans, végésexuels : à l’occasion de la 10e Veggie Pride, tour de table chez les partisans et militants de la cause animale, tolérants ou extrêmistes.

A Washington. (REUTERS)
Publié le 10/06/2011 à 0h00

C'est une façon de voir les choses : on ne dit pas «vache», non, on dit une «mère non humaine». C'est une affiche poilante : un cochon qui ricane et affirme «Ma chair m'appartient, si vous voulez manger de la viande, mangez donc votre propre cul». C'est un slogan : «Mettez un visage sur votre steak». C'est une image et des vidéos sanglantes dans des abattoirs, «Non ne soyez pas lâches, regardez jusqu'au bout». C'est un cri du cœur : «Nous les aimons tant, tous ces non-humains… Nous sommes des animaux solidaires de TOUS les animaux…!». On s'emballe, mais quand on aime les non-humains, on, c'est-à-dire les partisans et militants de la cause animale, les végétariens, on est prêt à tout. A commencer par se rassembler pour la 10e édition de la Veggie Pride (fierté d'être végétarien et végétalien) ce samedi, place Saint-Eustache à Paris, et crier leur indignation à la face du monde : «Face au massacre annuel de soixante milliards d'animaux dans le monde (un milliard rien qu'en France selon les données officielles du ministère de l'Agriculture), les végétariens affirment leur solidarité avec les victimes de l'élevage et de la pêche.» Au menu, la réjouissante opération barquette alimentaire, où des militants, en sang et sous cellophane, figurent des steaks…

L'année dernière ils étaient 300 à Paris, soit pas beaucoup au regard du nombre de veggies estimé en France, «un million, selon la présidente de l'Association végétarienne de France (AVF) Isabelle Dudo

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