Menu
Libération

La rentrée des classes et ses «coups de seup», ça fait mal au «chiro»

Réservé aux abonnés

Publié le 14/09/2011 à 0h00

«Le collège ? Ça pue, ça schlingue, ça craint…» Léo vient de faire sa rentrée en sixième, visiblement pas emballé du tout par «les toilettes, les salles, les profs». Seul le réfectoire trouve grâce à ses yeux : c'est un self qui sert «des hamburgers à la sauce moutarde». Les filles râlent aussi beaucoup. Emma : «La prof de maths, elle raconte trop sa vie. Et tu peux pas l'arrêter, vu que c'est elle la prof.»

David est infiniment soulagé. En entrant en troisième, il a retrouvé tous ses copains de l'an passé. «Et c'est toujours bien d'avoir tes potes dans ta classe, explique-t-il. Tu sais que tu pourras compter sur eux pour faire passer des messages aux meufs.» A chaque rentrée, le même tiercé de questions l'obsède : 1) Quels profs ? 2) Quels potes ? 3) Quelles filles ? Stéphane, son «presque frère», préfère sortir avec une fille qui n'est pas dans sa classe pour éviter que «tout le collège soit au courant». L'année dernière, la copine de la fille dont il était tombé amoureux l'avait fait savoir à tous. Ricanements, trahison. Il a retenu la leçon. Cet été, en colo, il a rencontré «une fille très belle», qu'il va «présenter» à ses copains sur Facebook seulement. Le troisième larron de cette petite bande, c'est Théo : «J'ai cassé par SMS avant la rentrée. Elle me collait trop, elle parlait tout le temps…» En ce début d'année, il a fait place nette.

Oublié, le rythme pépère des vacanc

Pour aller plus loin :

Dans la même rubrique