Et pour vous ? C'est monsieur ou damoiseau ? Et au fait, vous êtes marié ou pas ? Ces questions-là, jamais l'administration ne les pose aux hommes. Tant mieux. Mais pour la moitié des autres, à savoir toutes les femmes, impossible d'échapper à ces distinguos : madame ou mademoiselle ? Célibataire ou mariée ? D'où le lancement, aujourd'hui, par les associations Osez le féminisme et les Chiennes de garde, d'une campagne très clairement intitulée : «Mademoiselle, la case en trop». Objectif ? La suppression pure et simple de cette civilité, ainsi que des termes «nom de jeune fille» et «nom marital» dans l'ensemble des formulaires administratifs.
«Vexatoire». Drôle de requête ? Pas tant que ça. «Nous réclamons tout simplement l'application de la loi, expose Marie-Noëlle Bas, présidente des Chiennes de garde. Cette civilité n'existe pas dans le code civil et la loi française n'exige pas d'une femme mariée qu'elle prenne le nom de son époux. Tout cela résulte de l'usage.» Exit donc l'idée largement répandue qu'une fois mariées les femmes deviennent des «madames». Certes, cette revendication n'est pas nouvelle. C'est même un serpent de mer administratif présent dans les combats féministes depuis une quarantaine d'années. Mais la voilà qui revient avec force en cette rentrée. Des enseignant(e)s/chercheur(se)s viennent eux aussi de rejoindre les antimademoiselles avec une pétition. Pas pl




