C'est fou tout ce qu'on doit au gaz, finalement. C'est ce qu'on découvre dans cette expo sise dans la magnifique bibliothèque Forney (le musée de l'affiche) intitulée : Gaz à tous les étages, la naissance du confort (1850-1920), ou le gaz en 400 objets. D'abord, les expressions. Le «travail au noir» par exemple : «Avant l'éclairage au gaz, ne disposant pas de source lumineuse suffisante, on était bien obligé d'arrêter le travail à la tombée de la nuit, explique Claude Mahuzier, président de Copagaz (Conservatoire du patrimoine gazier), l'un des organisateurs de l'expo. Avec le gaz, on pouvait continuer à travailler, mais on calfeutrait portes et fenêtres car le travail de nuit était interdit.» Ou encore le fameux «à la louche», qui «vient du plomb fondu versé par le plombier avec une louche pour réparer la canalisation». Il y a aussi «tomber sur un bec», qui signifie être «arrêté par un obstacle comme quand on se cogne à un bec de gaz». Et, bien sûr, la fameuse «usine à gaz», dont voilà une maquette dans la salle de l'expo, consacrée à la partie technique : «un assemblage de tuyaux très complexe qui date de quand on fabriquait du gaz à partir du charbon», explique Michel Roux, président d'Afegaz (Association flamme européenne du gaz), l'autre commissaire de l'exposition.
Berlin. Patiemment, les deux compères, passionnés du gaz et de son histoire, expliquent la trouvaille de son u




