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Ça, c’est la classe internationale

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Cheese . Le photographe britannique Julien Germain a fait le tour du monde des écoles et commente ses clichés pour «Libération».

Publié le 26/10/2011 à 0h00

«Nous quittons tous un jour l'école, mais elle ne nous quitte jamais.» C'est sur cette idée que le photographe anglais Julien Germain, 49 ans, a construit sa série «Classroom Portraits» composée de prises de vue de classes, de primaire, collège et lycée, dans 18 pays. En 2004, lorsqu'il accompagne sa fille pour la rentrée à Northumberland, un petit village du nord-est de l'Angleterre, cela fait plus de vingt ans qu'il n'a pas mis les pieds dans une salle de classe. Lui revient alors en mémoire sa vie d'écolier. C'est le déclic.

«Ready ?» En Angleterre, sur les photos de classe, on ne voit rien de l'établissement, car les élèves sont placés sur un fond neutre. Lui se fixe d'autres règles : montrer le lieu de l'enseignement, la matière, l'ensemble des élèves et le visage de chacun. L'instituteur est remplacé par l'appareil photo, en l'occurrence une chambre grand format qui permet de capturer une foule de détails. «Ready ?» C'est la seule consigne qu'il donne aux élèves au moment de la prise de vue. En toile de fond se dessine un portrait de classe mondial pour le moins disparate.

L’éducation est obligatoire dans presque tous les 204 pays et territoires répertoriés par l’Unesco, sauf l’Ethiopie, le Népal et Oman, où l’école est gratuite mais facultative. Pour 10 autres (Bosnie-Herzégovine, Bhoutan, Niger, Somalie, etc.), on ne dispose pas de données. La gratuité de l’école est fondamentale. Ainsi, lorsque le Kenya a supprimé les droits de scola

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