Il faut reconnaître, c’est plus pimpant que le cercueil en chêne avec poignées dorées de grand-mamie : fleurs de pavot d’un beau rose soutenu, cascade de galets, coquelicots, ça fait presque triste de devoir les brûler.
Mais c'est la tendance pour cette Toussaint 2011, le cercueil en carton d'AB crémation qui permet - on se réjouit - des obsèques écolos et économiques : «Il est deux fois moins cher que le 1er prix des cercueils en bois, évite de brûler du bois et symboliquement il permet un hommage plus personnel avec un thème au choix», énumère Brigitte Sabatier, créatrice de cette entreprise de pompes funèbres implantée dans le Gard. En 2009, une fois le brevet obtenu, elle a commencé à fabriquer et commercialiser ledit cercueil imprimé parfois de fleurs avec un procédé d'encre aqueuse. Cette année au Salon de la mort (1), «on entendait des phrases comme "ça donnerait presque envie de mourir","ça réconforte un peu de savoir que ce dernier geste contribuera à moins polluer"», raconte Nadège Lagraa de chez Alternita, spécialiste en urne en carton et bois de balsa. «Ou encore des témoignages de prêtres qui se félicitent de donner la messe d'adieu devant un cercueil coloré, ou encore ceux (même les plus jeunes) qui imaginent déjà le thème de leur futur cercueil personnalisé».
Tu vois d'ici le cercueil Johnny Hallyday ? Un succès en tout cas : dans les trois établissements funéraires de Brigitte Sabatier, n




