Sade-vous dit une petite fessée ? Une bonne flagellation ? Ou encore une partouze à vingt libertins ? Bien plus subversif qu’un lapin vibrant (ça marche aussi avec un canard), terriblement plus imaginatif qu’un vulgaire godemiché, volontairement plus sanguinolent qu’un kamasutra illustré, voici le premier «pop-up» érotique à grand tirage. Autrement dit le premier livre animé, avec des tirettes pour mieux soulever les cache-sexes, inspiré de l’œuvre de cette icône qu’est le marquis de Sade (Donatien Alphonse François, 1740-1814).
Coucou-caché. Une transgression que cette édition limitée intitulée Sade up (1), qui ne s'adresse qu'aux adultes quand le pop-up fait d'ordinaire plaisir aux plus petits, rompus à jouer à coucou-caché avec des images sages. Mais quelle idée d'aller confectionner pareil instrument de luxure-torture ? Comme par hasard, il y a de l'ivresse là-dessous. La scène se déroule il y a quatre ans, au Harry's Bar, à Paris. Face à face, l'éditrice Nathalie Démoulin et l'artiste (graphiste, écrivain…) Frank Secka sirotent des Pimm's champagne. Au troisième verre, Démoulin rêve d'un pop-up pour adultes, Secka dit banco, mais «ce sera Sade». Ou rien. Ça a bien failli être rien, tant l'affaire s'est révélée complexe à réaliser.
Un pop-up, avec ses caches, ses tirettes, ses roues, ses volets, requiert une confection manuelle. Le genre d’ouvrage presque toujours fabriqué en Chine, vu le prix de la main-d’œuvre. Problème : les tribulatio




