Menu
Libération
Interview

«C’est un refuge ni infantilisant ni nunuche»

Réservé aux abonnés

Corinne Rozental-Roskam, commissaire de l’exposition, défend ce monde fictif.

Au Blobterre du centre Pompidou. (© Simon Bouisson)
Publié le 23/11/2011 à 0h00

Dès l’ouverture du centre Pompidou, étudiante aux Beaux-Arts de Paris, elle participait en animatrice à l’espace enfant naissant. Aujourd’hui, Corinne Rozental-Roskam est chef de ce projet, pour le design, et commissaire de l’exposition «Blobterre». Elle explique comment ce lieu créatif est tourné vers l’exploration du quotidien.

Comment a commencé l’aventure de l’espace enfant ?

En 1977, a été créée une galerie d’expositions active, avec des ateliers, animée par Danièle Giraudy. Ce n’était ni une garderie, ni des cours de dessin, ni des visites d’œuvres avec des conférences. Mais un lieu de production et de rencontres entre les enfants, les créateurs et des animateurs. C’était nouveau en France d’offrir un premier pas aux jeunes vers la création contemporaine. En les orientant vers le «faire». Cela permet de les initier aux œuvres qu’ils vont découvrir ensuite. Nos expositions-ateliers circulent aujourd’hui dans d’autres musées de France et du monde.

Quels ont été les ateliers marquants ?

Avec la marque Dyson, on a travaillé sur les pièces détachées pour démonter, remonter et recréer des objets, et explorer la robotique. Dans le même esprit, on a fait des ateliers avec des matériaux, 60 types différents.

Comment le «Blobterre» illustre-il votre démarche ?

Dans ce monde fictif créé par Matali Crasset, il n’y a pas d’interdiction, on peut toucher. C’est un espace protégé, mais pas sécurisé, avec des normes comme une aire de jeu. C’est un refuge, on y vit, on y agit. Mais surtout pas avec des signes infantilisants ou nunuches, il n’y a pas de coloris gratuits, le vert domine car c’est la nature. Les formes du «Blobterr

Dans la même rubrique