C’est Noël, paix dans les cœurs. Quoique. Une dinde bien dodue sur l’estomac n’amortit pas forcément les tensions. Un sapin, élément végétal censé pacifier l’ambiance, reste un arbre qui pique. Et difficile de se glisser peinard dans une bulle, même de champagne. Bref, ça peut péter. Surtout à quelques mois d’une échéance électorale qui bande déjà ses muscles. Alors cette année, pas de draps, pas de chocolats. Que des cadeaux qui ont du sens. Un sens politique. Le but : réveiller les consciences familiales, choisir son camp, afficher sa couleur, «outer» celle des autres. Et mettre le feu à la crèche.
Allez zou, on prend sa hotte pour une tournée des popotes dans les boutiques des partis politiques à la recherche de «goodies» de campagne. Avantage, c’est quand même plus décalé qu’un carré Hermès, et surtout bien moins cher (1). Seule restriction dans cette virée shopping: on n’ira pas au FN. Et non, on ne s’amusera pas à offrir à sa pire belle-sœur un string façon «Gars de la Marine». Même pas cher, ça nous coûte trop.
Il y en aura néanmoins pour tous les goûts. Et même en musique, grâce à un stylo (UMP) qui chante la Marseillaise à tue-tête et à la demande. A la limite d'un jingle pour ponctuer le bavardage et le déballage des cadeaux. Comme on a déjà prévu un plan de table, on a aussi rangé les convives par opinions. Et si on commençait par mettre une gauche à ceux de droite ?
Pour les indécrottables sarkozystes, nous recommandons chaleureusement un magnifique parasol




