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La jeunesse enrôlée

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Récré . Bolosses, intellos, cassos… Au collège, il en faut peu pour être moqué voire exclu. Décryptage.

Publié le 10/01/2012 à 0h00

Au collège, cinq mois après la rentrée, les rôles sont distribués. Et peu de chances que ça change avant les grandes vacances. «Bouffons», «bolosses», «intellos» et même «cassos» répondent à l'appel. Tous sont des figures de l'élève peu fréquentable, voire du bouc émissaire. Pour s'y retrouver quand on a quitté les bancs du collège depuis belle lurette, voici quelques explications fournies par une brochette variée d'élèves de troisième de Paris et sa banlieue : «Dans notre classe, on a plein de cassos, c'est pour ça qu'on a des vieilles moyennes», commente Lisa, 14 ans.

Peste. Les cassos (contraction à orthographe libre de «cas sociaux») sont des perturbateurs, des élèves franchement pénibles qui empêchent le prof et toute la classe d'avancer. Bref, quand le niveau baisse, c'est la faute des cassos. Vaut-il mieux être cerné par des cassos ou des bolosses ? Pour Lisa, Ruben et Louisa, c'est un peu comme choisir entre la peste et le choléra. Ils soutiennent que le bolosse est le cousin germain du cassos, qui est lui-même un proche parent du bouffon (lire ci-dessous). C'est, en résumé, une plaie : «Il se croit drôle, en fait, il fait marrer personne.» Qui voudrait l'avoir pour ami ?

Fayot. Le bouffon et l'intello sont en fait les deux visages d'un même élève «pas forcément bon en cours, mais sa vie c'est que l'école», résume Lisa. Un cas désespérant. Qui ne connaît rien à la mode, qui ne sort jamais de

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