Ça ne retombe pas. Des implants mammaires PIP ont beau se rompre par centaines et éclabousser d’un parfum de scandale la chirurgie des seins, des féministes continuer à seriner qu’une femme ne se résume pas qu’à sa poitrine, les Françaises, et plus généralement les Occidentales, ne renoncent pas à se faire opérer pour afficher de généreux décolletés à gros bonnets (genre C). 50 519 interventions d’augmentation mammaire, dont près de 80% dans des buts exclusivement esthétiques, ont eu lieu l’an passé en France, selon l’Imcas (International Master Course on Aging Skin), qui réunit quelque 4 000 chirurgiens de tous les pays. Et tient ce week-end son grand raout annuel à Paris. Un nombre d’opérations énorme, que certains praticiens contestent, estimant la réalité plus proche de 35 000. Quoi qu’il en soit, on estime qu’entre 500 000 et un million de Françaises arborent des implants. C’est l’une des opérations de chirurgie esthétique les plus demandées dans l’Hexagone, en Europe et aux Etats-Unis, quand elle n’est pas encore une priorité en Asie (en quatrième position du top 5 des interventions) mais se répand de plus en plus.
Autant dire que les plasticiens réunis à Paris ne chôment pas. S’ils n’ont pas manqué de rassurer sur l’innocuité des prothèses qu’ils posent, et s’ils recommandent à la profession de remplacer les implants PIP à moindre coût (1 500 euros, soit deux à trois fois moins cher que le coût habituel), ils continuent de tabler sur une croissance de 6% des actes d’au




