Y a pas que l'économie mondiale qui pique sa crise. Les humains aussi pètent les plombs. L'affaire pouvant se révéler spectaculaire à l'adolescence, sans pour autant compromettre de nouveaux tumultes à l'âge adulte. Mais pourquoi ? Quand, précisément ? Depuis qu'un jour de 1963, le psychologue canadien Elliott Jaques, marchant sur les pas du psychanalyste Carl Gustav Jung, a publié dans l'International journal of psychoanalysis, sa théorie «Mort et crise du milieu de la vie» (Death and Midlife Crisis), tout le monde focalise sur la crise de la quarantaine. Comme s'il s'agissait d'un passage obligé, au moment où l'on réalise que le temps qu'il nous reste à vivre sera moins long que celui qu'on a déjà vécu. Bref, quand «la mort n'est désormais plus de l'autre côté».
Fondé ? Depuis qu’Elliott Jaques a théorisé ce big-bang humain, c’est peu dire que les chercheurs se sont échinés à l’authentifier. Des dizaines d’études apparemment sérieuses s’accumulent. Certaines s’appliquent à la distinguer du feu d’artifice hormonal de l’adolescence. D’autres à décrire une spécialité masculine. Il s’en trouve même pour calculer sa durée (de trois à dix ans chez l’homme, de deux à cinq ans chez la femme). A croire que ce charivari des quadras est une sorte d’obsession, du moins des chercheurs occidentaux.
Dernier épisode, les travaux d’un psychologue britannique (1) Jesse Bering, directeur de l’Institut de la cognition et de la culture à la Queen’s Univers




