Menu
Libération

De Madagascar au Vietnam, des fèves qui valent de l'or

Réservé aux abonnés

Dans les années 2000, l'engouement pour les «pures origines» a révolutionné le secteur.

Sur une plantation de cacao en Côte-d'Ivoire, en novembre 2003. (Photo Issouf Sanogo. AFP)
ParWilly Le Devin
Envoyé spécial à Roanne
Publié le 20/03/2012 à 16h36, mis à jour le 24/08/2012 à 23h18

Dans le monde ténu des maîtres-chocolatiers, on l'appelle le visionnaire. C'est avec lui que tout a commencé. Au début des années 2000, alors que tous les créateurs commencent à se marquer à la culotte, François Pralus, artisan reconnu, ancien élève de Maurice Bernachon à Lyon, décide d'acheter sa propre plantation à Madagascar. Apparemment anodin, cette acquisition va révolutionner la fabrication du chocolat en entérinant l'importance des «pures origines». Désormais la singularité du chocolatier se jouera tant au niveau de la signature finale, que dans le choix, très savant, des fèves fraîches.

Pour François Pralus, l'eldorado se trouve sur l'île volcanique de Nosy-Be. Ses cacaoyers s'étendent sur près de 17 hectares, au milieu des vétiviers, des poivres et des vanilles. Une terre très minérale, qui enfante des crus aux arômes très fins. Autre particularité, le Roannais fait partie des 16 chocolatiers européens qui torréfient eux-mêmes leurs fèves. De ce fait, il maîtrise depuis une vingtaine d'années la fabrication de ses produits de A à Z. Un savoir-faire que beaucoup envient, tant ce processus requiert expérience et précision. D'ailleurs, les artisans consacrés que sont Jean-Paul Hévin et Pierre Hermé rachètent du chocolat «de couverture» (chocolat brut destiné à être retravaillé ensuite par chaque créateur) chez Pralus...

Afin de se positionner sur un marché de plus en plus concurrentiel, d'autres grands noms lui ont emboîté le pas. En 2002, le Belge Pie

Pour aller plus loin :

Dans la même rubrique