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Michael Greenwold et Simone Tondo. Mondial cuisine

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Cet Anglais et cet Italien, primés par le Fooding, font partie de ces chefs d’ailleurs qui réinventent la cuisine d’ici.

Publié le 26/11/2012 à 19h06

Le blond ébouriffé qui confond juste ce qu'il faut de «le» et de «la», c'est l'Anglais. Le brun costaud à l'accent à couper au couteau à steak, le Sarde. Jusque-là, facile. Mais voilà que le premier nous parle cuisson des gnocchis et projets de pizzeria et que le second défend la soupe aux pommes de terre et se rêve futur tenancier d'une table d'hôtes. Ce n'est peut-être pas un hasard si ces deux loustics ont accroché leur tablier blanc à mi-chemin de leur île natale respective. A équidistance, mais pas en territoire culinaire neutre. Michael Greenwold, 28 ans, et Simone Tondo, 24 ans, ont investi cet été un coin de rue de Ménilmontant, à Paris, pour y ouvrir leur premier resto. Ça s'appelle «Roseval». Un nom de patate, justement. Choisi non pas pour le côté retour aux choses simples en temps de crise, mais parce qu'à force de chercher un nom ils ont fini par le piocher dans la liste «pommes de terre» de Wikipédia.

L'adresse vient d'être estampillée meilleure table 2013 par le Guide Fooding, petit-cousin cool et urbain du Michelin. Affluence garantie. Les affaires ne se portaient déjà pas trop mal. Pensez : deux petits gars tout jeunes, tout plein d'allant, tout mignons, qui renouvellent une cuisine française réputée déclinante. Deux étrangers qui choisissent de se lancer à Paris plutôt qu'à Londres ou New York. Un menu du soir à 35 euros (passé à 40 depuis, sans le vin), pas donné mais plutôt dans la fourchette basse du créneau. L'appel de phares a porté sa

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