Achh la grande époque où Mammouth écrasait les prix pour une ménagère de moins de 50 ans qui jamais n'aurait osé surseoir à sa virée de ravitaillement hebdomadaire. Stop. Remballez le sépia. Mammouth est décédé. Et il y a du chaos dans le maniement du chariot, à en croire une enquête du Centre de recherche pour l'étude et l'observation des conditions de vie (Crédoc) conduite par Adeline Dembo et Patrick Duchen (1). En résumé : on ne fait plus ses commissions comme avant. Seule constante à laquelle se raccrocher : c'est toujours le samedi que massivement la Française (et de plus en plus le Français) remplit son frigo (et de plus en plus son congélo). Quoiqu'on dépiste un début d'étalement des courses dans la semaine, mais «très lent». Et n'évoluant «qu'avec le vieillissement de la population», selon Patrick Duchen. En cette veille de corvée, petite inspection des nouveautés des rayons…
Supers les hypers ?
Au panier, l'époque glorieuse des années 70 à 90. Si les hypers et les supers conservent une part de marché conséquente du commerce alimentaire (respectivement 33% et 30%), il y a une stagnation depuis le début des années 2000, «et même une érosion depuis trois-quatre ans», selon le Crédoc. Mais que leur reproche-t-on ? «L'éloignement du domicile, bien que cela soit moins vrai qu'avant avec la densification de l'offre», pointe Patrick Duchen avant d'invoquer la mauvaise image dont ils pâtissent parfois : peu conviviaux, stressants, mettant peu en valeur les ma




