On s’était habitué à voir des blonds, des bruns, des rouquins et, bien sûr, des chauves dans le paysage. Beaucoup de crânes dégarnis même, puisque l’alopécie touche un homme sur deux autour de 50 ans. Mais c’était sans compter avec la science et la technologie.
Deux avancées radicalement différentes viennent ébouriffer l’ordre des choses. Des chercheurs britanniques et américains ont réussi à faire repousser des cheveux après avoir cultivé des cellules du derme humain en laboratoire. Certes, le succès est encore incertain : leur prouesse a pris racine sur le dos de souris où ce derme humain avait été greffé, et pas encore directement sur une tête d’homme. Mais c’est une première. Et même si cette houppette sur la nuque de rongeurs est désopilante, les biologistes de l’Université de Durham semblent prêts à claironner la fin des calvities.
De fait, depuis les traitements qui ralentissent la chute, puis le perfectionnement des implants - le tout représentant un marché colossal -, les techniques faisaient du surplace. La découverte, cette fois, c’est que l’on sait développer et régénérer des follicules pileux, ce qui ouvre une fenêtre sur un monde à venir totalement inédit, sans boule à zéro. Mais est-ce seulement souhaitable ?
Sexy. «L'herbe ne pousse pas dans des rues actives», avait coutume de dire Socrate, un sage chauve qui entendait faire ainsi son autopromotion. Pas en affirmant que l'inaction sied à la végétation, mais plutôt q




