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Faute de mieux, on arrosera le Mondial au Guaraná Antarctica

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Publié le 30/05/2014 à 18h16

J’ai eu beau fouiller partout, retourner toutes les petites cases de ma mémoire, le dernier souvenir de boisson brésilienne n’a vraiment rien de très glorieux. A l’époque, je vivais dans le troisième dessous, un appartement partagé derrière une gare parisienne. Nous sortions de l’adolescence, fumions et buvions tout le temps, rôdions souvent le soir avec quelques amis et la copine de l’un d’entre eux, on était tous amoureux d’elle, on se sentait pousser des ailes. Scalpa était belle et notre jeu favori était de nous déshabiller en public, avec elle, dans les rues, pour danser nus devant les badauds avant de nous rhabiller et repartir sans un mot. Des fois, ils nous donnaient de l’argent, enfin surtout à elle.

Ce soir-là, c’était son anniversaire. Alors nous nous étions cotisés pour lui offrir un flacon de Chanel et l’inviter dans un petit restaurant brésilien près de Beaubourg. Comme Scalpa était en retard, nous avions commencé par prendre l’apéritif chez un copain, sosie de Nicolas Peyrac. Nous avions bu de grands pastis très épais et nombreux. Quand Scalpa était arrivée avec sa sœur, nous étions déjà «chauds». Au restaurant, un trio jouait de la musique et chantait doucement. Un serveur nous a installés à une grande table, le long d’un mur de pierre. Nous avons commencé par quelques caïpirinhas. A la troisième, je voyais trouble. Aux suivantes, j’ai perdu le contrôle. Pour les premières nausées, j’ai réussi à gagner les toilettes, situées à l’étage. A l’ombre des latrines q

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