«Bien sûr que nous sommes solidaires de ce manifeste. Et totalement concernées : après une PMA en Espagne, nous constituons notre dossier d’adoption. Je demande l’adoption plénière de notre fille que Céline a portée et qui a maintenant 11 mois. Oui, nous avons "fraudé", mais sans avoir du tout eu le sentiment de frauder. Quand le désir d’enfant est si fort, on se donne la possibilité de le réaliser, c’est tout. Nous sommes allées en Espagne et nous avons eu beaucoup de chance : l’insémination a marché du premier coup. Comme nous sommes toutes les deux Méditerranéennes, nous souhaitions que le donneur le soit aussi. Quelque temps plus tôt, nous avions visité l’Andalousie et beaucoup aimé cette région. Quand notre gynécologue nous a parlé d’une clinique à Séville, ça a fait tilt.
«Quelques semaines plus tard, la clinique nous invitait à une réunion à Paris. On nous a fait un exposé très clair des méthodes de fécondation, des taux d’échec… Il y avait une vingtaine de couples, homos et hétéros. Cette rencontre s’est achevée par des consultations. Nous avons parlé de notre projet, de nos antécédents, etc. Ensuite, les échanges se sont faits par mail. Notre gynéco a assuré le suivi de la stimulation ovarienne. Nous avons fait les échos de contrôle en France. Et, finalement, nous sommes allées une seule fois à Séville, pour le jour de l’insémination. L’acte a coûté 1 000 euros. Et neuf mois plus tard, notre fille est née.
«Nous nous sommes mariées dans l'intervalle. C'était début jui




