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Libération
Critique

Bavardages en classe : les mots de trop ?

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Publié le 07/09/2014 à 18h26

C'est un petit livre pour enfants qui fait beaucoup parler les grands. Plus précisément et pour l'instant, les libraires entre eux. La Classe pipelette est un roman destiné aux 8-11 ans, signé Susie Morgenstern, l'un des auteurs les plus lus de l'Ecole des loisirs. Mais le récit de cette classe de bavards pathologiques semble plonger dans l'embarras ceux qui sont censés le vendre. Pas tous bien sûr, il y a déjà des prises de position sur le Net pour soutenir un ouvrage pas consensuel du tout.

La Classe pipelette , c'est donc l'histoire de Catherine, une enseignante de 40 ans, à bout de nerfs, qui ne sait plus comment faire cesser les bavardages dans ses CM1 ou CM2. «Ils sont 18 garçons et 10 filles dont le seul plaisir, le seul talent sur Terre et peut-être le seul avenir dans la vie, est la tchatche», explique celle qui a beau expérimenter toutes sortes de méthodes, aucune ne marche. Son récit est entrecoupé du point de vue de ses élèves, comme celui de Renaud, la terreur qui fait déraper toute la classe : «Je hais, je déteste, j'exècre l'école. Je ne suis pas du genre vomisseur, mais je vomis intérieurement toute la journée, vissé à cette chaise de misère.» Catherine finit par craquer, mais on ne racontera pas la fin de cette fable qui vaut d'être lue jusqu'au bout. Leur malaise, les libraires l'expliquent par le choix des propos «violents» et des images que véhicule ce récit. Au point qu'au sein du groupement «Initiales

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