Eh merde, ça marche pas. C’était pourtant bien ça : «L» majuscule, mon numéro de sécu, les trois caractères spéciaux là, espace, et encore cinq fois zéro et… oh boudiou je vais tout casser. Marre, marre, marre. Y en a marre des codes, des identifiants, des logins, RAS-LE-BOL. Entre le boulot qui demande d’en changer tous les trois ou six mois, la banque, l’assurance maladie, le Chèque emploi-service, la mutuelle, les courses en ligne, les réseaux sociaux, les sites d’infos, c’est, à la louche, au moins 50 formules variées qu’il faudrait se graver dans le cerveau, puisque la règle de sécurité informatique minimum recommande d’avoir un mot de passe différent pour chaque compte. Et encore, 50, c’est un score de petits joueurs. Les vrais connectés cartonnent à 130, 150 mots de passe et plus. Pour des usages censés simplifier la vie, merci. Même un hypermnésique a des grands blancs face à l’écran. C’est dommage, mais le cerveau humain a bêtement ses limites, alors que la vie numérique demande toujours plus de neurones.
Jeu de piste. Pour se sortir de cette prise de tête maximum et quotidienne, le Net n'est pas avare de conseils et publie par exemple la liste des 25 mots de passe les plus utilisés, dont le déroutant «123456». Mais, même en y mettant un peu plus de fantaisie, 91% des mots de passe en vigueur seraient «facilement piratables», assure le cabinet Deloitte (1). Sans voir des pirates partout (mais la réalité, c'est qu'ils son




