Mais où mettre des coups de ciseaux ? Comment faire encore et toujours des économies alors que, comme l’a confirmé dimanche la ministre de la Santé, Marisol Touraine, l’objectif de faire passer le déficit de la Sécurité sociale sous la barre des 10 milliards d’euros en 2014 ne sera pas atteint ? Il sera de 11,7 milliards, a précisé la ministre, contre 9,8 prévus. Le budget 2015, qui sera dévoilé ce lundi après-midi par Touraine et Christian Eckert (Budget), pourrait - entre autres - aller gratter dans un secteur qui tient de la dynamite depuis que les homosexuels ont le droit de se marier et d’adopter : la famille. Cette «branche», que certains voient déjà comme symboliquement sciée, devrait être rabotée financièrement. Et sollicitée au-delà des 800 millions d’euros d’économies annoncées. Plutôt à hauteur d’un milliard sur trois ans.
Dans le viseur pour 2015 : une réduction de la prime à la naissance (923 euros) à partir du deuxième enfant pour les familles les plus aisées et une réduction du congé parental.
Selon le Parisien de samedi, «au nom de la fameuse égalité hommes-femmes», la durée de ce congé devrait être de dix-huit mois maximum pour chacun des deux parents. A l'arrivée, l'enveloppe totale resterait donc de trois années, à condition que les pères jouent le jeu. Tablant sur le fait qu'ils sont nettement moins nombreux (environ 4%) à appuyer sur pause pour pouponner, cette nouvelle règle du jeu n'aurait, selon ses détracteurs, d'autre but que de perm




