Venez travailler chez nous, on vous réserve la possibilité de faire des enfants plus tard. Telle est, en résumé, la campagne de recrutement que Facebook et Apple, deux entreprises phares de la high-tech californienne, lancent à l’adresse des femmes. Pour féminiser leurs équipes, ces deux boîtes emblématiques de la Silicon Valley, réputées pour leur management «à la cool» (sublimes salles de repos, massages sur le lieu de travail, distribution de stock-options) proposent maintenant à leurs salariées de financer la congélation de leurs ovocytes. Autrement dit, de retarder leur horloge biologique le temps de faire carrière.
Pour ceux qui croient encore que les bébés naissent dans les choux, l’ovocyte, c’est la cellule que produisent les ovaires et qui doit être fécondée par un spermatozoïde pour donner un embryon. Or passé 36 ans, les ovaires deviennent paresseux, après 40 ans, tomber enceinte sans aide médicale devient hasardeux et après 45 ans, les chances sont quasi nulles. Donc, pour équilibrer leurs effectifs (pour l’instant, deux hommes pour une femme, score banal dans le secteur des technologies), les DRH californiens n’hésitent plus à se mêler des désirs de maternité des candidates à l’embauche… en leur donnant la possibilité de retarder leurs grossesses. Le deal est le suivant : libérées de la pression d’un tic-tac ovarien, libres à elles de s’investir à fond pour l’entreprise et de concevoir plus tard, puisque leurs précieuses cellules sont stockées dans des congélateu




