Une chambre truffée de caméras : par cette image, Libé faisait, en septembre 2000, sa première une sur la télé-réalité. Un nouveau genre qui revendiquait avec ironie son potentiel orwellien. Big Brother. Dans son avatar français, Loft Story, un œil géant. Et un arrière-goût de surveillance généralisée propre aux totalitarismes. Quinze ans plus tard, la télé-réalité française n'est pas fasciste : elle est résolument écolo. Elle a investi dans le développement durable des candidats, recycle, composte et replante, sous la serre bienveillante de la TNT, réseaux sociaux, et d'un public fidèle. Pour exemple, les Vacances des anges All Stars. Les Anges ? Recyclages d'anciens candidats de télé-réalité. Les vacances des anges ? Recyclage des Anges. C'est l'économie circulaire : le lofteur lambda est un semi-professionnel pris en charge pour plusieurs années dans un dispositif auto-alimenté (émissions, soirées en clubs…) et suivi par ses propres médias spécialisés. Les amateurs du genre penseront à The Human Centipede, série de films d'horreurs où un psychopathe crée une chenille humaine s'auto-alimentant d'orifices en orifices cousus entre eux. Elle est laide, mais inoffensive.
Critique
La téléréalité se recycle
ParHenry Michel
Publié le 21/09/2015 à 18h16
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