La paresse aurait-elle vampirisé la langue française ? Une seule règle semble avoir triomphé cette année : s'économiser. Voire, comme au temps du bon vieux Nokia 33-10, abréger («OKLM» pour «au calme» ; «GlaN» pour «j'ai la haine»…) Mais s'il est une abréviation qui s'est invitée partout, des cours de collège aux réseaux sociaux, c'est bien «askip», version flemmarde de «à ce qu'il paraît». Cette canaillerie adolescente a même servi de titre phare dans deux albums de rap. En septembre, le poète Jul chantait ainsi «Askip j'fais trop de manières, j'vous nique vos morts». Peu après, c'est Black M qui enchaînait, engagé, avec «askip, je suis venu faire le show».V.B.
Askip
Publié le 30/12/2016 à 17h09
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